La Grèce sous perfusion

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La Grèce sous perfusion

Message par Golden Awaken le 8/2/2012, 19:48




La Grèce sous perfusion

Début 2010, les créanciers de la Grèce commencent
à douter de sa capacité de remboursement.
Le pays a été très touché par la crise financière
de 2008 et son deficit dépasse les 13%,
bien au-delà des critères imposés aux pays membres de la zone euro.
C'est alors que ses partenaires européens découvrent le pot-au-rose.
Les différents gouvernements du pays aurait menti
pendant des années sur l'état des comptes publics
laissant le pays dans une situation catastrophique.
La Grèce vacille et risque de s'écrouler.
L'Europe doit venir à son secours en urgence
pour éviter qu'elle n'emporte avec elle l'euro.
Un an et demi et moults cures d'austérité plus tard,
la Grèce est loin d'être sauvé,
l'Europe est déchirée et de plus en plus de voix s'élèvent
contre le dogme de la monnaie unique.

Les chiffres clefs de la crise

La dette grecque ne cesse d’augmenter.
Rien d’étonnant à cela car l’économie du pays est en pleine crise.
En 2010, alors que la reprise bat son plein en Allemagne,
le PIB grec recule de 4,5%
et le chômage connaît une forte poussée.
Les rentrées financières de l’Etat ne suffisent plus.
C’est un cercle vicieux : la réduction de la dette exige des mesures d’austérité, qui réduisent le pouvoir d’achat de l’économie.
Un coup d’œil sur quelques chiffres clefs montrent que la Grèce aura beaucoup de mal à sortir de la crise.













L'inquiétude grimpe d'un cran.
Le ministre des Finances grec, Évangélos Vénizélos avait déjà indiqué
à l'issue de la réunion téléphonique anticipée de l'Eurogroupe
que les négociations pour l'octroi
d'une nouvelle aide étaient «sur le fil du rasoir».
Hier soir, Jean-Claude Juncker,
chef de file des ministres de l'Économie européens
est allé encore plus loin.
Dans un entretien à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel,
il a évoqué le risque d'une «faillite» de la Grèce
dès le mois de mars prochain.
Il explique son analyse par ses craintes de ne pas voir les réformes...

En d'autres termes, si les réformes exigées par ses créanciers ne sont pas menées à bien, "cela signiferait une faillite".
Et ce, dès le mois de mars.
"La Grèce doit savoir que nous ne reculerons pas sur le thème des privatisations", a-t-il indiqué.
Il a également regretté la présence d'"éléments de corruption à toutes les échelles de l'administration" grecque.

Le temps presse donc pour la Grèce qui mène actuellement de rudes négociations avec ses créanciers privés et publics.
Objectif? Obtenir l'effacement de la moitié de sa dette par les premiers
et une deuxième aide de la part des seconds.
Des négociations qui sont "sur le fil du rasoir",
selon le ministre grec des Finances.
"Nous sommes sur une ligne très étroite",
"tout doit être bouclé d'ici [dimanche]" a-t-il déclaré samedi.
Car si la Grèce ne rembourse pas ses 14,5 milliards d'euros
de prêt le 20 mars,
elle risque bien le défaut de paiement, déjà évoqué par M. Juncker.

Une nouvelle réunion de l'Eurogroupe doit avoir lieu cette semaine.
En l'absence d'accord le 13 février, la Grèce pourrait être en situation de défaut incontrôlé dès le 20 mars,
date à laquelle 14,5 milliards d'euros d'obligations arrivent à échéance.

Sources :

L'Eurogroupe n'exclut pas une faillite de la Grèce en mars

Le patron de l'Eurogroupe envisage "une faillite" de la Grèce dès mars

Dossier complet sur la Grèce
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Re: La Grèce sous perfusion

Message par geoff78 le 9/2/2012, 16:33

Panique à Bruxelles, la Grèce étudie la sortie de l’euro


Ce sont deux beaux pavés dans la mare que Mme Maria Damanaki, Commissaire européenne de nationalité grecque chargée de la pêche, et Mme Neelie Kroes, Commissaire européenne de nationalité néerlandaise chargée des nouvelles technologies, viennent de lancer coup sur coup.

1) CONFIRMATION OFFICIELLE : DES PLANS DE SORTIE DE L’EURO SONT BIEN À L’ÉTUDE PAR LE GOUVERNEMENT GREC

Dans le journal grec To Vima, Mme Damanaki a révélé que la sortie de son pays de la zone euro était une possibilité à l’étude. Interrogée sur les scénarios envisagés, elle a précisé « qu’il ne s’agissait pas de simples scénarios mais de plans alternatifs. »

2) CONFIRMATION OFFICIELLE : POUR LA COMMISSAIRE NÉERLANDAISE, IL N’Y AURAIT « PAS MORT D’HOMME » SI UN ÉTAT QUITTAIT LA ZONE EURO

Dans le journal néerlandais De Volkskrant, Mme Kroes vient de déclarer qu’ « une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro ne serait pas un drame pour l’UE. Il n’y a absolument pas mort d’homme si quelqu’un quitte la zone euro. On répète toujours que si on laisse un pays partir ou qu’on lui demande de partir, l’ensemble de la structure s’effondre. Mais cela n’est pas vrai. »

On fera d’ailleurs remarquer que, si « mort d’homme » il y a, c’est bien du fait de l’euro.

On ne compte plus, en effet, les suicides de grecs ruinés et désespérés par la crise économique, monétaire, financière, morale, sociale et politique créée par la chimère criminelle de la monnaie commune européenne.



3) PANIQUE À BRUXELLES


Nos lecteurs ne seront pas surpris outre-mesure par ces deux déclarations qui ne sont, ni plus ni moins, que des évidences.

Comme je l’explique dans l’une de mes conférences, toutes les monnaies plurinationales de l’histoire ont toujours fini par exploser et il est toujours bien plus facile et rapide de recréer une monnaie nationale que de faire le chemin inverse.

Et il est tout à fait normal et sain que le gouvernement grec étudie un plan de sortie de ce désastre. C’est d’ailleurs ce qu’ont fait, sous le sceau du secret, les gouvernements allemand et néerlandais. En revanche, il est à craindre que le gouvernement français n’ai rien étudié du tout, tellement le débat chez nous fait l’objet d’une interdiction totale de pensée rationnelle.

Ce terrorisme intellectuel ne triomphe pas qu’à Paris, mais aussi à Bruxelles. Les deux déclarations de Mmes Damanaki et Kroes ont fait l’effet de deux bombes.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, vient donc d’organiser une conférence de presse en catastrophe, en allant même chercher Jacques Delors pour l’occasion, pour déclarer : « Nous voulons que la Grèce reste dans l’euro. »

http://www.romandie.com/news/n/_La_place_de_la_Grece_est_dans_la_zone_euro_insiste_Barroso070220121402.asp



CONCLUSION : LA TERREUR DES GARDE-CHIOURMES DE L’UE. Et pourquoi cela ?

Parce que si la Grèce décide de sortir de l’euro, les traités l’obligent à sortir de l’UE par l’application de l’article 50 du TUE.

http://www.u-p-r.fr/vos-questions-nos-reponses/questions_diverses/pour-sortir-de-lue-faut-il-utiliser-larticle-49-a-ou-larticle-50

C’est la position de tous les juristes au vu des traités, c’est la position officielle de la Commission européenne elle-même, et c’est la recommandation de l’UPR pour la France.

Dès lors le dilemme des européistes serait cornélien :

a) – soit il faudrait autoriser la Grèce à sortir de l’euro sans sortir de l’UE.

Mais cela violerait ouvertement les traités, transformerait donc l’UE en une zone de non-droit international au vu et au su de toute la planète, achevant donc de se déconsidérer mondialement, et cela ouvrirait la voie à d’autres sorties rapides de l’euro.

b) – soit il faudrait imposer à la Grèce le respect des traités, et donc obliger la Grèce à sortir de l’UE par application de l’article 50.

Mais alors toutes les opinions publiques européennes découvrirait qu’il est en effet possible de sortir juridiquement de l’UE, conformément à cet article qui fait l’objet d’une « loi du silence » absolue en France, que seuls moi-même et l’UPR osons briser.

Cela ouvrirait alors la Boîte de Pandore et une poussé irrépressible traverserait tout le continent en faveur de cette désintégration de la prison des peuples baptisée « Union européenne ».

Dans tous les cas, les européistes sont terrorisés par une autre conséquence : c’est que la sortie de la Grèce de l’euro et de l’UE, non seulement n’apporte pas l’Apocalypse qu’ils affirment, mais apporte bien au contraire un redressement politique, économique et moral sans précédent, comme on le constate ces temps-ci en Islande.

Qu’il y ait une vie – et une vie heureuse – après la « construction européenne », c’est évidemment la preuve que les européistes refuseront avec la dernière énergie de voir se concrétiser.

C’est la preuve que l’UPR apportera tôt ou tard aux Français, même si tous les grands médias de masse font tout pour nier notre existence et notre notoriété croissante.


Par François Asselineau



François Asselineau 54 ans, est le président fondateur de l’Union Populaire Républicaine (UPR), mouvement politique qu’il a créé en mars 2007 pour convier tous les Français à se rassembler provisoirement, en dehors du clivage droite-gauche, afin de faire sortir au plus vite la France de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN.

Diplômé d’HEC Paris, vice major de l’ENA, Inspecteur général des finances, il a été membre de cabinets ministériels (notamment auprès de Gérard Longuet, ministre de l’Industrie et du Commerce extérieur, et d’Hervé de Charette, ministre des affaires étrangères) puis directeur de cabinet du président du Conseil général des Hauts de Seine Charles Pasqua de 2000 à 2004.

François Asselineau a également été Conseiller de Paris, de 2001 à 2008, et Délégué général à l’intelligence économique à Bercy de 2004 à 2006.


Source : http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/panique-a-bruxelles-la-grece-109767
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