Dossier Kosovo, l'UÇK, trafics et camps Bondsteel.

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Dossier Kosovo, l'UÇK, trafics et camps Bondsteel.

Message par geoff78 le 22/8/2011, 16:41

Dossier Kosovo, l'UÇK, trafics et camps Bondsteel.



Kosovo, chut ! Silence médiatique.

Sommaire :

1. Contexte et raisons de l'indépendance du Kosovo.
2. UÇK, son histoire, ses actions, son financement, ses liens.
3. Camp Bondsteel.




1. Contexte et raisons de l'indépendance du Kosovo.

Tout d'abord le Kosovo n'est pas un État comme les autres, il est limité dans sa souveraineté, il n'est pas le bienvenue pour tout le monde. Il est encore une fois la conséquence du partage du monde post 1945.



Cette carte de la région des Balkans montre les sept Etats issus de l’éclatement de la fédération yougoslave en 1992 : la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, la Serbie, le Monténégro, la Macédoine, et enfin le Kosovo, qui lui aussi se déclare indépendant le 17 février 2008.

Le Kosovo a vécu dans un statut juridique imprécis depuis la fin de la guerre, en 1999 :
- ni indépendant car toujours sous souveraineté de la Serbie ;
- mais de facto hors de l’influence de Belgrade, puisque les armées serbes avaient envahi la province pour soutenir la politique de purification ethnique.

Après la guerre, la province a été gérée et financée par les institutions internationales :
- l’Union européenne,
- l’ONU, avec la Minuk qui a administré civilement la province.
- Et l’OTAN, dont la mission de la KFOR était de stabiliser la situation militaire.

Les réticences de certains pays européens : de même, en Europe, plusieurs Etats refusent de reconnaître cette indépendance du Kosovo :
- L’Espagne n’a pas encore reconnu le Kosovo à cause de l’autonomie de la Catalogne et du problème basque.
- De même la Slovaquie, qui craint que sa minorité hongroise réclame sa souveraineté.
- Pour la même raison, la Roumanie, qui a de nombreuses minorités sur son sol, attend également avant de reconnaître le nouvel Etat balkanique.
- Mais le premier Etat concerné est la Serbie elle-même, car c'est elle qui vient de perdre un morceau de territoire.

Non seulement la Serbie refuse de reconnaître l’indépendance du Kosovo, mais elle fera tout pour étrangler le petit Etat, et interrompre les flux : par exemple près de 80 % de l’électricité du Kosovo vient de la Serbie centrale. Belgrade ne va pas renoncer à ses droits de propriété sur les entreprises du Kosovo, ni sur le sous-sol minier.



Elle peut aussi tenter d’empêcher le Kosovo de siéger au FMI, à l'ONU, à la Banque Mondiale, ou même à l'OMC.

Par ailleurs l'allié russe de la Serbie ne va pas reconnaître non plus l’indépendance du Kosovo, et ce pour au moins trois mobiles :
- d’abord, c’est un mauvais exemple pour les petites républiques fédérées de Russie, notamment la Tchétchénie ;
- ensuite, la Russie recherche depuis plusieurs années des voies d’évacuation de ses hydrocarbures.
Pour le corridor énergétique sud, la Serbie est l’une des voies de passages que recherche Moscou.
Belgrade et Moscou ont signé en février 2008 la création d’une société mixte entre Gazprom et la société serbe Srijagas, qui prévoit la construction du gazoduc South Stream, passant sous la mer Noire - de Tuapse en Russie à Burgas en Bulgarie.
Puis traversant la Serbie, pour livrer le gaz finalement en Hongrie.

La Russie a aussi ses sécessionnistes. Usman Ferzauli, l'homme qui se donne le titre de Ministre des Affaires Etrangères de la Tchétchénie, vient juste de soutenir obligeamment la déclaration du Kosovo. Mais lorsqu'il parle de "mener une lutte armée contre les puissances les plus agressives et les plus militarisées du monde pendant les 17 dernières années", il ne parle pas du groupe ethnique albanais mais de leurs camarades musulmans en Tchétchénie, qui ont bénéficié d'une brève période d'autonomie avant que Moscou ne rétablisse son contrôle.

Il y a des liens d'affinité culturelle et ethnique entre les Serbes et les Russes. L'Europe est de plus en plus méfiante vis-à-vis de l'Ours Slave. Les Russes ont toujours leurs porte-avions ancrés pas si loin. La Russie insiste sur le fait qu'il n'y a pas de base pour changer la résolution du Conseil de Sécurité sur le statut du Kosovo - et ils disent que Belgrade doit accepter tout changement.



Quelques 17 ans après la dissolution de la Yougoslavie - et après un cortège horrible de nettoyage ethnique, d'atrocités épouvantables, d'expulsions forcées et une guerre civile qui a fait 10.000 victimes avant que l'Otan n'intervienne - le peuple du Kosovo s'est auto-déclaré indépendant.

Depuis 1999, les Kosovars ont vécu sous protectorat des Nations-Unies, tout en conduisant des négociations avec les Serbes voisins pour trouver un statut constitutionnel acceptable pour la région. Lorsque les pourparlers se sont rompus, le gouvernement provisoire a déclaré unilatéralement son indépendance en tant que République du Kosovo. Quelques 90% des deux millions de personnes qui constituent ce peuple sont d'ethnie albanaise, les autres 10% étant serbes. Maintenant, les créateurs du 193ème pays indépendant du monde ont envoyé 192 lettres aux gouvernements dans le monde entier pour rechercher la reconnaissance officielle de leur indépendance.



Pourquoi la communauté internationale est-elle aussi divisée ?

En partie, cela reflète l'idée divergente que se font chacun des gouvernements sur le fait que les Albanais ont été ou non essentiellement les victimes des Serbes lors de la guerre de la décennie passée. "La Serbie a effectivement perdu le Kosovo à cause de ses propres actions dans les années 90", a déclaré le ministre irlandais des affaires étrangères, Dermot Ahern. "L'héritage amer du massacre de milliers de civils au Kosovo, ainsi que le nettoyage ethnique de beaucoup plus, a effectivement exclu toute restauration de la domination serbe sur le Kosovo".

En partie, cela reflète les convictions concernant les solutions aux problèmes des relations étrangères intraitables et cela reflète les priorités intérieures de quelques gouvernements qui craignent que le soutien à la déclaration unilatérale du Kosovo puisse attiser le séparatisme dans leurs propres pays.

Cependant lorsqu’on examine de près la toute récente « déclaration d’indépendance » de la province serbe du Kosovo et la
reconnaissance immédiate de cette dernière en tant qu’État par les États-Unis, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France, il importe avant tout de savoir trois choses.

Primo, le Kosovo n’obtient aucune indépendance ni la moindre autodétermination. Il sera gouverné par un haut représentant et des institutions désignés par les États-Unis, l’Union européenne et l’Otan. Une espèce de vice-roi à l’ancienne et des administrateurs impérialistes détiendront le contrôle sur sa politique étrangère et intérieure. L’impérialisme américain a tout simplement renforcé son contrôle direct sur une colonie intégralement dépendante située au cœur des Balkans.

Secundo, la reconnaissance immédiate du Kosovo par Washington confirme une fois de plus que l’impérialisme américain entend
enfreindre absolument tous les traités ou accords internationaux qu’il a signé jusqu’à ce jour, y compris les accords qu’il a sorti lui-même et imposés à d’autres par la force et la violence.


La reconnaissance du Kosovo constitue une violation directe d’une telle loi, en l’occurrence la Résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies, que les dirigeants de la Yougoslavie ont été forcés de signer pour mettre un terme aux 78 jours de bombardements subis par leur pays en 1999. Même cet accord imposé stipulait « la garantie par tous les États membres de la souveraineté et de l’intégrité territoriale » de la Serbie, une république de la Yougoslavie.

La reconnaissance illégale du Kosovo, a été condamnée par la Serbie, la Russie, la Chine et l’Espagne.

Tertio, la domination par l’impérialisme américain ne rapporte rien au peuple occupé. Après neuf années d’occupation militaire directe par l’Otan, le Kosovo a un taux de chômage atterrant de 60 %. Il est devenu la plaque tournante du trafic international de drogue et des réseaux de prostitution en Europe.

Les centres industriels (mines, usines, fonderies, raffineries) et les chemins de fer jadis très actifs de cette petite région riche en
ressources sont tous à l’arrêt, aujourd’hui. Sous l’occupation de l’Otan, les ressources du Kosovo ont été privatisées de force et vendues à de grosses multinationales occidentales. Les rares emplois du Kosovo consistent presque uniquement à travailler pour l’armée d’occupation des États-Unis et de l’Otan ou pour les agences des Nations unies.






2. UÇK, son histoire, ses actions, son financement, les liens.



Son histoire.

Mouvement séparatiste nationaliste fondé au début des années 80. C'est en 1992, que l'UÇK émerge réellement, en Bosnie, où quelque 5 000 combattants d'origine albanaise combattent aux côtés des musulmans bosniaques.

L'UÇK a ses origines dans un groupe apparu en 1974, le Front de Libération National du Kosovo, qui mène des actions terroristes en Yougoslavie, avec divers autres mouvements nationalistes. Durant les années 80, la fusion du Mouvement de Libération Nationale du Kosovo et d'autres Parties de la Yougoslavie Albanaise, du Parti Communiste Marxiste Léniniste des Albanais en Yougoslavie, de l'Organisation Marxiste-Léniniste du Kosovo et du Front National Rouge donne naissance au Mouvement National du Kosovo, qui se transforme en Armée de Libération du Kosovo au début des années 90.



Le désintérêt de la communauté internationale pour la question du Kosovo après les accords de Dayton a poussé l'UÇK à intensifier ses actions au Kosovo même. D'un effectif estimé à 500 combattants en 1998, l'UÇK recrute dans toute l'Europe pour atteindre entre 12 000 et 20 000 combattants armés. Parmi ceux-ci, un noyau d'ex-militaires de l'armée yougoslave et des services de sécurité (UDBA), des Kosovars et environ 1 000 mercenaires, principalement musulmans, en provenance de Bosnie, de Croatie, d'Arabie Saoudite, du Yémen et d'Afghanistan, ainsi que de ressortissants de pays occidentaux comme la Suède, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la Suisse.

Ses hommes combattent sous un commandement structuré de manière militaire et portent des uniformes et un insigne distinctif. L'UÇK n'opère pas comme une organisation monolithique, mais par petites unités relativement autonomes.

Ses actions et ses trafics.

Entre 1995 et 1998, l'UÇK s'attaque essentiellement aux forces de police serbes et aux personnalités locales, ainsi qu'aux Kosovars soupçonnés de " collaborer avec les forces de l'ordre " serbes. Elle pratique essentiellement une tactique d'escarmouches et d'attaques ponctuelles. Dès la mi-1998, mieux organisée et mieux armée (principalement par le pillage de dépôts d'armes et de munitions serbes et albanais, mais aussi grâce à l'aide financière de pays musulmans, des réseaux Ben Laden et de l'aide de pays occidentaux), l'UÇK entreprend des opérations de grande envergure contre l'armée serbe, avec l'objectif de tenir des portions de terrain ou de couper les lignes logistiques serbes.

Une autre facette de l'UCK, celle des camps de l'horreur : trois enquêtes menées en Albanie sur les crimes présumés de l’UÇK tendent à confirmer le soupçon que des forfaits majeurs ont été commis dans deux camps situés dans le Nord du pays. Ces enquêtes ont débouché sur la mise en accusation pour crime de guerre contre la population civile de deux anciens commandants de l’UÇK,Sabit Geci et Riza Alijaj. Ils doivent répondre des crimes commis dans les camps de Cahan et de Kukës, dans le nord de l’Albanie.



Un rapport est d'ailleurs disponible ici : http://assembly.coe.int/ASP/APFeaturesManager/defaultArtSiteVoir.asp?ID=964 Ce rapport dépasse l’imagination, il révèle que des personnes auraient été transférées en Albanie, par des unités de l’UCK, l’armée de libération du Kosovo dont le chef était à l’époque Hashim Thaci, devenu depuis 2008 Premier ministre du nouvel Etat et chef du parti démocratique du Kosovo (PDK), qui vient de remporter les dernières élections. Ces personnes auraient été ensuite maltraitées, torturées et, comble de l’horreur, liquidées pour que l’on procède sur leur corps à des prélèvements d’organes
revendus sur le « marché noir » chirurgical.


Photo : Hashim Thaci au milieu de ses troupes.

Pourtant, de nombreux Albanais du Kosovo perçoivent l'UÇK comme un mouvement de libération nationale bénéfique, bien que le groupe soit accusé des meurtres de civils serbes et d'Albanais soupçonnés de loyauté envers la Yougoslavie.

Au printemps 1999, lors d’un point de presse du porte-parole de l’OTAN, Jamie Shea à Bruxelles, en pleine campagne de bombardement de la Serbie, ce dernier affirma avec aplomb que les forces serbes avaient rassemblé, à Pristina, des prisonniers de l’UCK dans un hôpital afin de prélever sur eux des organes en vue de transplantations.



A lire en complément sur le trafic d'organes au Kosovo et impliquant des israeliens : http://www.interet-general.info/spip.php?article15012

Cela fit les gros titres de la presse populaire britannique, mais par la suite, lorsque les Casques bleus des Nations Unies et les enquêteurs du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) eurent investi les lieux, rien ne vint confirmer ces accusations.
Pourtant, la rumeur de tels actes barbares ne cessa pas de circuler dans la région, les soupçons se portant cette fois ci sur l’UCK et son chef, Hashim Thaci, qui était entre temps devenu « l’homme des Américains » à Pristina, car il s’était opposé à l’infiltration du Kosovo à majorité musulmane par des djihadistes proches d’Al Qaïda.



Hashim Thaci, instituait dans l’ombre une structure de pouvoir de type mafieux fondée sur des trafics de tous ordres : armes, drogue, racket et prostitution. Les responsables de l’ONU et de l’UE envoyés sur place fermaient les yeux, car les mafieux en question tenaient boutique politique d’apparence honorable, et maintenaient dans la province le minimum d’ordre public nécessité par la bonne marche de leurs affaires. Ces rumeurs de trafic d’organes parvinrent aux oreilles de Carla del Ponte, la procureur suisse du TPIY. Elle lança donc une investigation sur ces allégations, mais son enquête se heurta au fait que le mandat du tribunal s’arrêtait aux frontières des ex-républiques yougoslaves, et ne lui permettait pas d’intervenir en Albanie pour rechercher les preuves de ces crimes. Néanmoins, après avoir quitté ses fonctions, Carla del Ponte publie, en 2008, un livre modestement intitulé La traque, les criminels de guerre et moi, publié en français chez Héloïse d’Ormesson. Elle y soutient que l’UCK s’est non seulement livrée à des actes de barbarie sur le territoire kosovar, mais que les accusations de trafic d’organes à son encontre étaient suffisamment fondées, de son point de vue, pour justifier une enquête plus approfondie de la communauté internationale.



Il y a suffisamment de crimes imputables à Hashim Thaci et sa bande –assassinats d’opposants ou de témoins gênants, trafic d’êtres humains pour la prostitution etc. – pour ne pas lui donner l’occasion d’apparaître, dans ce dossier comme une victime d’accusations sinon calomnieuses, du moins impossibles à prouver. Ce qui n’empêche, mon bon docteur Kouchner, que l’Histoire ne manquera pas de retenir la contribution que vous apportâtes, avec une bonne conscience d’airain à l’émergence d’un Etat mafieux au cœur de l’Europe.

Voici un document confidentiel de l’ONU en anglais prouvant que les institutions censées lutter contre ces trafics étaient au courant et elles n'ont rien fait : http://www.france24.com/static/infographies/documents/kosovo_house_2003.pdf Il décrit un trafic qui aurait eu lieu dans l’immédiat après-guerre, en 1999 et 2000. Les victimes, pour la plupart des civils serbes, mais aussi des jeunes femmes originaires d’autres pays de l’Europe de l'Est, auraient été transférées clandestinement depuis le Kosovo dans le nord de l'Albanie. Une fois en Albanie, toujours selon le rapport, les victimes auraient été transportées dans des centres de détention illégaux et dans une clinique improvisée, appelée la "maison jaune", où des médecins leur auraient extrait les organes vitaux avant de les revendre sur le marché illégal.


Photo : la maison jaune est depuis repeinte en blanc.




En visite officielle au Kosovo en mars 2010, Bernard Kouchner sur-joue l’indignation en répondant à une question sur les trafics d’organes posées par un journaliste serbe, comme on peut le voir sur cette video (postée plus bas dans "les liens") (Geoff78, aïe je vais encore me faire des amis).




Son financement, ses trafics, l'aide américaine et l'incapacité de l'Otan.

Le financement de l'UÇK vient de donations " volontaires " de la diaspora kosovare en Europe. Des organisations de front, comme le Mouvement National du Kosovo (LPK) ou l'Alliance Démocratique des Albanais en Allemagne (DVAD) récoltent les dons au profit du fond Vlendlindja Thërret (" Appel de la Patrie ") basé en Suisse. Il est "recommandé" aux donateurs de payer 3% de leurs revenus mensuels. Ces donations représentent environ 1 million de dollars par mois.


Photo : Ramush Haradinaj, nettoyeur ethnique du Kosovo, chef de clan mafieu, narco-trafiquant et précieux allié des Américains et de l'Union européenne

A lire en complément, Kosovo – Les sales dossiers de l’UCK : http://www.nationspresse.info/?p=114731

La drogue : La route des Balkans n’est pas une nouveauté dans le domaine de la drogue. Mais aujourd’hui les quantités sont devenues industrielles, grâce aux conflits dans la région. Au Kosovo, pareil : l’UCK s’est fait de l’argent en trafiquant la drogue d’abord (surtout l’héroïne au début, puis la cocaïne et les amphétamines), afin de se procurer des armes, puis en se mettant au proxénétisme.

Par son besoin de financement, l’UCK a largement renforcé le trafic de drogue au Kosovo et en Europe. Mais avant la guerre, le Kosovo était déjà un carrefour du marché de l’héroïne notamment, aux mains des clans albanais, comme l’écrivait l’Humanité en 2000 : « En 1997, un rapport d’Interpol indiquait déjà : " Les groupes criminels albanais originaires du Kosovo et de Macédoine sont parmi les organisations les plus impliquées dans le trafic d’héroïne en Europe. Les Albanais du Kosovo en particulier détiennent une part majeure du marché de l’héroïne en Suisse, en Autriche, en Allemagne, en Hongrie, en République tchèque, en Norvège, en Pologne et en Belgique " ». Le Kosovo est resté ce carrefour tout au long de la guerre.

Escroqueries : La mafia Albanaise a aussi des rentrées provenant d’opérations d’escroqueries montées en Europe de l’Ouest. C’est ainsi qu’en décembre 1997, la police parisienne démantèlera, lors d’un coup de filet dans le Sentier, une cellule de l’UCK spécialisée dans les fausses factures et la cavalerie, en étroite relations avec des Albanais d’Allemagne et d’Italie. La mafia albanaise est également très présente dans le trafic de voitures de luxe volées ainsi que le cambriolage à grande échelle. Des Albanais, qu’ils soient originaires d’Albanie ou du Kosovo, sont également soupçonnés de chantage, de possession d’armes et de vols qualifiés. Ils seraient même reliés à la tentative d’enlèvement de Victoria Beckham. Ils font parler d’eux à Londres, à Liverpool, à Glasgow, à Edimbourg, à Hull...

Trafic d'humains : Plus rentable que la drogue, il y a le trafic d’être humains, qui peut être du travail clandestin, de la mendicité forcée, mais surtout de la prostitution, dont les kosovars et les albanais sont devenus les maîtres grâce aux conflits en ex Yougoslavie. Et dans ce domaine encore, le Kosovo est une plaque tournante. Pendant le conflit, les filles étaient enlevées (ce qui se fait toujours beaucoup au Kosovo et en Albanie), histoire d’alimenter les bordels. Maintenant on les fait aussi venir des pays voisins (Moldavie, Ukraine, Bulgarie, Roumanie, Bosnie, Albanie…) le plus souvent en leur faisant miroiter un job de serveuse à l’ouest, voire pour rembourser une dette. Maintenant, les nouveaux pauvres apparus avec l’économie de marché offrent de nombreuses candidates au départ.

Les réseaux qui se sont mis à la traite des femmes au Kosovo étaient déjà impliqués dans le trafic de drogue en général, et les membres de certains clans, dont quelques uns sont ou ont été au gouvernement kosovar, furent plus actifs que d’autres en ce domaine.

Racket : Pour ce qui est du racket et de l’exploitation des diasporas albanaises, l’UCK a parfaitement su « mobiliser » les compatriotes albanais et les différentes organisations « humanitaires ». A partir de 1997, la collecte de fonds est confiée à l’association Vendlindja Therret (VT, « la Patrie t’appelle »), qui centralisait les dons du monde entier sur un compte de l’Alternativ Bank, à Olten, en Suisse. Depuis que celui-ci a été gelé par les autorités suisses, l’argent est acheminé en coupures dans des valises.

En fait, l’UCK faisait appel à des dons plus ou moins forcés prélevés auprès des communautés albanaises sous forme de « taxes », à l’instar du traditionnel impôt mafieux (pizzo), ou de « dons », les travailleurs devant, en France, en Italie ou en Belgique, verser la moitié de leur salaire, tandis qu’en Suisse, un don mensuel de 2000 marks était exigé, au titre d’une « collecte » officiellement à des fins humanitaires.

Alors que les avertissements leur venaient de partout, l’OTAN a ouvert la boîte de Pandore en ne prenant pas en compte la dimension criminelle. La guerre du Kosovo a déclenché un cataclysme criminel énorme. Tous les experts des affaires criminelles dans les services de renseignement anglais, belge, allemand, français avaient pourtant mis l’OTAN en garde.
Les militaires ont sciemment ignoré qu’il existait une réalité criminelle dans les Balkans, et notamment au Kosovo.
La mafia albanaise est active dans tous les pays riches d’Europe occidentale. La plupart des attaques importantes à main armée contre les banques et les transporteurs de fonds peuvent lui être attribuées.
Leurs structures mafieuses mettent aussi petit à petit main basse sur l’immobilier.

La révolte des Albanais du Kosovo n’était pas contrôlée au départ, mais,subitement, on a vu émerger du néant une "armée de libération", avec panoplie complète, uniformes, drapeaux, armes, structures, entraînement, etc. Avec quel argent ce peuple le plus pauvre d’Europe a-t-il payé ce matériel ? La résistance ethnique albanaise a été financée au départ, etl’est toujours, par l’argent de la criminalité. Pragmatismes.



Les Américains ont vite compris que l’UCK, qui figurait d’ailleurs jusqu’en 1998 sur la liste des principales organisations terroristes
dangereuses recensées par le Département d’Etat, était surtout une puissante force « militaro-mafieuse » et idéologique ayant comme principal objectif de réaliser la « Grande Albanie », dont la première étape devait être l’indépendance du Kosovo.

L’UCK se base ouvertement sur le soutien que lui accorde les États-Unis qui sont derrière la proéminence politique de l’organisation. C’est ainsi que des slogans pro-américains ont été scandés lors de manifestations contre des unités françaises et russes de la KFOR. De leur côté, les États-Unis n’ont rien fait pour éliminer l’impression qu’ils soutenaient l’UCK.









Les liens.

Geoff78 : Avec cette mise en évidence nous nous rendons aisément compte du lien existant entre les différentes politiques, les chefs de l'UCK et les mafias locales des Balkans. Le Kosovo est devenu un vrai supermarché pour occidentaux où chacun peux venir chercher ce qu'il souhaite : des organes, de quoi alimenter les réseaux de prostitution, des armes, de la drogue...

Privatisation du Kosovo, on vend tout jusqu'à épuisement des stocks : Les Télécoms du Kosovo sont en vente depuis mi-juillet, le dossier de privatisation de l’aéroport de Pristina est bouclé et le tour du secteur énergétique va vite venir. Le gouvernement Thaçi et ses conseillers occidentaux sont bien décidé à privatiser au plus vite les principales entreprises publiques du Kosovo - les seules rentables. Cet empressement est fort suspect: pourquoi vendre maintenant, en pleine période de récession ? Qui cherche donc à profiter de la « saison des soldes » ? ( suite de l'article : http://resister.over-blog.com/article-privatisations-au-kosovo-on-vend-tout-jusqu-a-epuisement-des-stocks-55510574.html ).



N'est-ce pas M. Sarkozy?


Photo : le Premier ministre de la République du Kosovo, Hashim Thaçi, était reçu le lundi 8 juin 2009 par le président de la République. Bernard Kouchner participait à cet entretien et recevait ensuite Hashim Thaçi pour un déjeuner de travail. Cette visite en France est la première de Hashim Thaçi depuis la déclaration d’indépendance du Kosovo en février 2008. Pour la France ? L’occasion de confirmer son plein soutien à ce jeune État corrompu.

N'est-ce pas M. Kouchner?


Photo : Hashim Thaçi, alors chef de l’entreprise terroriste ALK [UÇK] avec le Premier ministre actuel du Kosovo, Bernard Kouchner, alors administrateur onusien du Kosovo et actuel ministre des affaires étrangères du gouvernement français de Nicolas Sarkozy, Sir Mike Jackson, alors commandant des forces occupantes de l’Otan et actuel consultant pour une entreprise de mercenaires à la Blackwater et le général Wesley Clark, alors commandant suprême de l’Otan et à présent conseiller militaire d’Hillary Clinton.



L’actuel ministre des Affaires étrangères est-il un danger pour la diplomatie française ? Mais aussi, et peut-être surtout, parce que le sens de notre politique étrangère est brouillé par son bellicisme en tenue de camouflage humanitaire. Et oui évoquer la face cachée de Kouchner, c’est s’en prendre à une vache sacrée, à la personnalité préférée des Français, c’est s’attaquer à un quasi-intouchable. Non seulement parce qu’il a plus souvent qu’à son tour fait passer ses intérêts personnels, professionnels ou familiaux avant les devoirs de sa charge. Mais aussi, et peut-être surtout, parce que le sens de notre politique étrangère est brouillé par son bellicisme en tenue de camouflage humanitaire. Bref...




3. Camp Bondsteel.



Le camp bondsteel (ou petit Guantánamo) est une base militaire américaine secrète implantée au coeur de la province du Kosovo en Serbie depuis 1999. La Serbie n'a pas de pétrole mais un pepline (oléoduque pétrolier) doit passer au Kosovo très prochainement. Tout le monde sait que les américains sont gourmands de pétrole. Tout le monde sait que les américains sont gourmands de pétrole.



La prison est sous les ordres de la « troupe protectrice » Kfor, qui, par périodes, a été commandée par des généraux allemands. ( http://www.nato.int/kfor/index.html )

Selon ses propres indications, la Kfor a une prison sur la base américaine de Camp Bondsteel. Son périmètre de 90 sur 120 mètres, qui comporte plusieurs baraquements, est entouré de barbelés et protégé par un mirador. D’après l’armée américaine, la prison est administrée par des policiers militaires qui sont «parfaitement formés» pour diriger une prison.

« Zone de non-droit »

Le débat sur Camp Bondsteel a été lancé début décembre 2005 par Alvaro Gil Robles, commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, dans le contexte de l’affaire des prisons secrètes de la CIA et de la torture. Dans son rapport sur une inspection de la base datant de septembre 2002, il écrivait: «Et là j’ai vu effectivement des prisonniers dans des conditions qui ressemblaient beaucoup à celles qu’on connaissait par les photos de Guantánamo.» Au moment de sa visite, il y avait 15 prisonniers. «La plupart des prisonniers étaient des Albanais du Kosovo et des Serbes et quatre ou cinq Africains du Nord. Il y avait quelques barbus. Certains lisaient le Coran.» Ces hommes ont été incarcérés «en dehors de toute procédure judiciaire normale. Il n’y avait pas d’instance d’appel. Il n’y avait même pas d’instructions exactes sur la durée de leur détention.» En 2002, Amnesty International avait déjà documenté trois cas dans lesquels des terroristes présumés «avaient subi des mauvais traitements: isolement cellulaire et privation de sommeil» à Camp Bondsteel.

Après sa visite de 2002 et un rapport, ces conditions de détention avaient été supprimées, a indiqué Robles sans faire d’autres déclarations. En revanche, le médiateur de l’ONU au Kosovo, Marek Nowicki, estimait qu’en décembre 2005, il existait encore de ces situations «de non-droit». Il est sûr que la prison a été en service «jusqu’en mars 2004, voire peut-être jusqu’à aujourd’hui». Officiellement, elle n’existe plus, mais comme cela ne peut pas être vérifié par un comité indépendant, un soupçon subsiste, a dit Nowicki. «En réalité, nous n’avons aucune idée de ce qui se passe là-bas.»

Barbara Lochbihler, Secrétaire générale de la section allemande d’Amnesty International, était du même avis en décembre 2005: «Nous nous sommes adressés à l’OTAN et nous avons demandé qu’on envoie des inspecteurs de l’ONU. L’OTAN a refusé.» L’armée américaine, en revanche, a signalé que la prison de Camp Bondsteel était contrôlée «régulièrement» par le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) et que personne n’y était détenu «en ce moment». La même dépêche d’agence du 9 décembre 2005 mentionne toutefois le souhait de Florian Westphal, porte-parole du CICR, que son organisation obtienne «des informations sur les personnes et l’accès à leurs cellules» – personnes qui, pour l’armée américaine, n’existent pas.



Outre les incarcérations illégales, il y a à Camp Bondsteel également des torpillages illégaux d’incarcérations. En septembre 2000, le commandant de l’UÇK Ramush Haradinaj a été évacué par avion vers Camp Bondsteel après une fusillade avec des chefs albanais rivaux avant l’intervention de la police de l’ONU. Ramush, qui est pour l’Observer de Londres «l’homme le plus important des forces armées et des services secrets américains» au Kosovo, a pu échapper à une procédure judiciaire et a même pu, avec la protection des Américains, devenir temporairement Premier ministre du Kosovo en décembre 2004.

La responsabilité allemande

L’explication de l’armée américaine selon laquelle la prison de Camp Bondsteel est sous les ordres de la Kfor et non du Pentagone ou de la CIA, n’est contestée par personne. Aussi, lors de son inspection en 2002, Robles a-t-il été accompagné par le Français Marcel Valentin, ancien commandant en chef de la Kfor. Mais la Bundeswehr a également commandé la troupe internationale pendant deux longues périodes: d’octobre 1999 à avril 2000 (général Klaus Reihnhardt), d’octobre 2003 à août 2004 (général Holger Kammerhoff). Une commission d’enquête du Parlement allemand devrait les convoquer pour les interroger sur ce qu’ils savent des conditions en question et sur leur responsabilité.

Est-ce que des terroristes présumés ont été déportés et maltraités par les Services secrets américains avec l’aide des alliés de l’OTAN dans des centres d’interrogatoires illégaux? Ces derniers temps, il est devenu plus difficile de considérer cette question comme taboue. Le 10 janvier, le Conseil de l’Europe a demandé à la troupe du Kosovo (Kfor), qui est sous les ordres de l’OTAN, de permettre aux membres du Comité contre la torture d’avoir immédiatement accès à «toutes les prisons» du Kosovo. Ce comité a le droit d’inspecter partout les prisons de tous les pays du Conseil de l’Europe, a déclaré Terry Davis, Secrétaire général de cette organisation de coopération. Un représentant de haut rang de l’alliance militaire a répliqué que l’OTAN n’avait rien à cacher et coopérerait avec le Conseil de l’Europe.



Une base de l’Otan à proximité d’un pipeline au Kosovo.

Le Camp Bondsteel est une base militaire de l'Otan construite en 1999 au Kosovo par les forces armées des États-Unis, près de la ville d'Uroševac au centre de la zone américaine au Kosovo, proche de la frontière avec la Macédoine (il est visible via Google Earth à 42°21’ de latitude Nord et 21°14’ de longitude Est.), juste après la guerre du Kosovo. Le camp n'est pas le plus grand camp américain en dehors du territoire des États-Unis, mais seulement la plus grande base de l'Otan en Europe. Elle est nommée en l'honneur d'un vétéran de la guerre du Viet-Nam, James Leroy Bondsteel.

En Août 1999, le 9ème Bataillon de Génie Mécanisé du Camp Bondsteel a changé le périmètre sud ouest du camp pour agrandir la zone d’atterrissage d’hélicoptère. Les Ingénieurs ont retravaillé le câble tripe – standard concertina pour le retirer de la zone prévue aux atterrissages. Pour réaliser ce changement dans le périmètre, les ingénieurs ont du premièrement couper des arbres pour deux raisons, faire de la place et permettre une bonne vue à partir de la tour. Ils ont travaillé avec l’organisme d’Affaires Civiles afin de coordonner l’enlèvement des arbres avec les villageois propriétaires des maisons voisines. De la même façon, en Août 1999 la zone d’atterrissage hélicoptère, en service à l’époque de l’ouverture du Camp Bondsteel, a déménagé de la zone de commandement d’opérations au la zone de poste du périmètre sud.

Cinq nouvelles zones d’atterrissage d’hélicoptères, faites de revêtement aluminium, ont gérée les atterrissages durant plusieurs mois jusqu’à l’accomplissement d’une zone d’aviation élargie avec 52 pistes.
Elle est située à proximité de chantiers de construction d'oléoducs et de corridors énergétiques d'intérêt vital, comme l'oléoduc transbalkanique financé par les Etats-Unis, fournissant une manne aux entreprises qui travaillent pour la défense, et en particulier à Halliburton Oil Subsidiary et Brown & Root Services.



Le professeur Michel Chossudovsky, auteur de «America at War in Macedonia« fournit un point de vue analytique approfondi sur le projet de pipeline pétrolier Albanien-Macedonien-Bulgare : «Le consortium pour le pipeline basé aux US AMBO, est directement lié au pouvoir politique et militaire aux Etats-Unis et à la société d'énergie Halliburton du vice président Dick Cheney. L'étude de faisabilité pour pipeline pétrolier Trans –Balkan AMBO, réalisée par la société d'ingénierie internationale Brown & Root Ltd, (une filiale britannique d'Halliburton) a déterminé que le pipeline fera partie du corridor d'infrastructures régional essentiel quicomprend, autoroute, chemin de fer, gaz, et lignes de télécommunication en fibre optique. »

«Coincidence, la société White & Case LLT, le cabinet juridique de New York que le président William J. Clinton a rejoint quand il a quitté la Maison Blanche, détient également une part de l'affaire du pipeline AMBO.

«Et après que l'étude de faisabilité ait été achevée par Halliburton, un haut responsable d'Halliburton a été nommé comme président du conseil d'administration d'AMBO. Halliburton a aussi bénéficié d'un contrat de fourniture de services pour les troupes US dans les Balkans et construit « Bondsteel » au Kosovo, qui constitue actuellement «la plus grande base militaire américaine construite à l'étranger depuis la guerre du Vietnam ».

«Le projet de pipeline Trans – Balkans d'AMBO, servirait de lien aux corridors de pipelines entre la Mer Noire et le Bassin de la Mer Caspienne, se trouvant au coeur des réserves de pétrole les plus grandes encore inexploitées. La militarisation de ces différentscorridors fait partie intégrale du projet deWashington.

«Favorisant les négociations sur le pipeline AMBO, le gouvernement US a directement apporté son soutienvia l'Agence pour le Commerce et le Développement (TDA) et l'Initiative pour le Développement du Sud des Balkans (SBDI). Le TDI suggérait le besoin pour l'Albanie, la Macédoine, et la Bulgarie « d'utiliser des synergies régionales sur lequel puisse s'appuyer le financement public et privé (des entreprises US) tout en affirmant la responsabilité du gouvernement US « pour mettre en application l'initiative.»

Et le gouvernement US a rempli son rôle en faisant la promotion du projet AMBO, accordant plusieurs contrats à Halliburton pour la fourniture de services pour les troupes US dans les Balkans, dont un contrat de 5 ans accordé en juin 2005 par l'armée US d'un montant de 1.25 milliard de dollars, malgré des accusations criminelles portées contre Halliburton sur lesquelles enquêtent actuellement le FBI selon Craig A. Brannagan l'auteur de «On the Political Executive: Public or Private ?»

Quartier général de la Multinational Task Force East (MNTF-E) de l'OTAN, elle abrite en permanence 7.000militaires de la KFOR.

L'armée des États-Unis a été critiquée pour l'utilisation de la base comme centre de détention, et pour les conditions de détention. Le projet inclus aussi un point des douches séparées et mesures de sécurité – clôtures du périmètre, câble concertina triple-standard, verrouillage des grilles, et un tour de garde amélioré. Ce complexe a remplacé une cellule d’emprisonnement provisoire à Bondsteel et assure de l’espace aux personnes détenues pendant des incidents dans le secteur US au Kosovo.
En novembre 2005, Alvaro Gil-Robles, l'envoyé spécial des droits de l'homme du Conseil de l'Europe, a décrit le camp comme une "version réduite de Guantanamo" à la suite d'une visite surprise «L'endroit ressemblait à une reconstitution de Guantánamo, en plus petit», à déclarer Alvaro Gil-Robles au journal français Le Monde daté du 26 27 novembre 2005. Autre similitude avec Guantánamo, les prisonniers du camp Bondsteel n'ont pas accès à un avocat. En réponse, l'armée américaine a déclaré qu'il n'y avait pas de centre de détention secret dans le camp aujourd'hui. Bien qu'il y ait un centre de détention sur le Camp
de Bondsteel, qui a été utilisé par le passé pour recevoir les détenus de la guerre en Irak et pour la Guerre
d'Afghanistan.

Le camp Bondsteel n’est plus ouvert aux inspections du Comité contre la Torture du Conseil de l'Europe (CPT), qui a pourtant le droit d’inspecter tous les lieux de détention dans les États parties à la Convention européenne contre la torture (dont la Serbie). Les négociations avec la Kfor étaient en cours, mais depuis l'indépendance unilatéral du Kosovo, elles n'ont plus lieux d'être car le Kosovo n'est pas reconnu par le conseil de l'Europe (en 2008), il est donc hors législation. Le camp restera donc hors d'accès des inspecteurs.




Quelque-uns des liens utilisés pour rédiger ce dossier :

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=26096&Cr=Kosovo&Cr1=
http://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_de_lib%C3%A9ration_du_Kosovo#En_Albanie_et_au_Kosovo_:_les_camps_de_la_mort_de_l.E2.80.99U.C3.87K
http://www.terrorwatch.ch/fr/uck.php
http://books.google.fr/books?id=_DRspEBMRXAC&pg=PA178&lpg=PA178&dq=liens+politique+fran%C3%A7aise+et+l%27U%C3%87K&source=bl&ots=gD9Li5ODlN&sig=uZHJ-9V27EPC4-HJJWBV1CGVBYY&hl=fr&ei=e09STqzbEY354QSa_ITdBw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=8&ved=0CFQQ6AEwBzgK#v=onepage&q&f=false
http://geographie-ville-en-guerre.fr.gd/Kosovo--d--confetti-europ-e2-en--k1-Le-Dessous-des-cartes-k2-.htm
http://questionscritiques.free.fr/edito/Independent/independance_Kosovo_190208.htm
http://romaincourcelles.wordpress.com/2011/02/11/le-bulletin-du-courrier-des-balkans-n%C2%B0788-kosovo-dans-l%E2%80%99horre-ur-des-camps-del%E2%80%99uck/
http://www.causeur.fr/kosovo-pristina-capitale-du-gore,8205
http://www.kosovojesrbija.fr/fr/editos/quand-l-occident-etablit-un-etat-mafieux-partie-ii.html
http://www.kosovojesrbija.fr/fr/les-enjeux-analyses/camp-bondsteel-base-militaire-americaine-secrete.html
http://balkans.courriers.info/spip.php?page=dossier&id_article=16529
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geoff78
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