Italie : les sanglots de la crise

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Italie : les sanglots de la crise

Message par geoff78 le 6/12/2011, 02:41

Italie : les sanglots de la crise


Ministre du travail et de la prévoyance sociale, Elsa Fornero n'a pu retenir ses larmes au moment d'annoncer le nouveau plan d'austérité et notamment le gel des indexations des retraites sur l'inflation. Universitaire renommée, vice-présidente de la première banque d'Italie, d'obédience libérale, Elsa Fornero a consacré sa vie à l'étude des systèmes de retraites et est considérée comme l'une des femmes les plus influentes d'Italie. Un soupçon d'humanité dans ce monde d'élites inédit depuis le début de la crise.





La démonstration de l’épreuve que traverse l’Italie ne sera pas venue d’un long discours prononcé froidement et méthodiquement, chiffres à l’appui, agences de notations en embuscades par un professionnel de la profession. Les sanglots d’Elsa Fornero auront suffi à résumer le drame italien.

La nouvelle Ministre du travail et de la prévoyance sociale, venue de la société civile, n’a pu retenir ses larmes au moment d’annoncer les mesures d’austérité pour réformer les retraites. Economiste et universitaire réputée, Elsa Fornero a consacré sa vie à l'étude des retraites.

Mario Monti aux commandes, la conférence de presse se passait comme si de rien n’était. Le peuple italien allait continuait à subir. C’était écrit.

Professeur d’économie à l’université de Turin, Elsa Fornero a pris la parole pour annoncer le gel des indexations des retraites sur l’inflation. Incapable de terminer sa phrase. Submergée par l’émotion, Elsa Fornero a cédé devant l’ampleur du tsunami social, redonnant humanité et dignité à un monde politique complètement insensible.
En « tueur froid », politique jusqu’au bout, Mario Monti la reprendra aussitôt dans un rire glacial : « elle voulait dire des sacrifices ». L’austérité doit passer coûte que coûte.

Elsa Fornero n'est pourtant pas une enfant de choeur. Economiste de premier plan, elle est l'une des femmes les plus influentes d'Italie. D'obédience libérale, elle a consacré toutes ses recherches aux questions sociales et notamment aux retraites. Nommée en 2009, vice-présidente de la Banca Intesa SanPaolo, le premier groupe bancaire italien (3è en Europe), elle déclarait alors dans une interview ne pas avoir d'attirrance pour la politique.

A midi, la bourse italienne enregistrait la plus forte hausse des places européennes après l’annonce de ce nouveau plan d’austérité de 30 milliards.


Source : http://www.marianne2.fr/Italie-les-sanglots-de-la-crise_a213293.html



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geoff78
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